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Parentalité

Épuisement, recherche d’équilibre, solitude : le burn-out parental, qu’est-ce que c’est ?

Publié le
17.04.2026

En quelques chiffres :

  • Le burn-out parental touche près de 6% des parents en France (Santé Publique France, 2026) ;
  •  Il touche davantage les femmes, puisque 34%des mères déclarent avoir vécu un burn-out maternel. Un chiffre qui s’élève à 18% du côté des pères (étude d’Opinion Way pour Reddit).

L’engrenage du burn-out parental

Responsabilités trop lourdes, préoccupations diverses, manque d’équilibre et de soutien… Le rôle parental est tellement étendu que lorsque les sources de stress s’accumulent, la charge mentale qui incombe aux parents devient difficile à gérer et la sur-adaptation quotidienne épuise.

 

Le burn-out parental est défini comme un état d’épuisement physique et émotionnel, « lié à l’excès de stress parental et au manque de soutien social (...) car chaque enfant nécessite des ajustements spécifiques et continus de la part des parents, ce qui induit une disponibilité physique et mentale conséquente » ¹.

 

Le parent entre alors dans une souffrance aux multiples facettes, expliquée par « un déséquilibre entre les stresseurs du quotidien et les ressources mobilisées pour y faire face » ³. Des conséquences sur toute la sphère familiale peuvent s’additionner et altérer la santé mentale des parents, créer des tensions dans la vie de couple et mettre en péril le bien-être de l’enfant ³.

 

Reconnaître les signes symptomatiques du burn-out parental

 

Quatre sortes de symptômes ² peuvent signaler le risque d’un burn-out parental :

  • L'épuisement physique et émotionnel ;
  • La distanciation affective envers l’enfant  ;
  • La perte d’épanouissement dans le rôle parental ;
  • La modification de la perception de soi entant que parent.

Les mères, plus concernées par l’épuisement parental que les pères

 

La présence et l’implication du co-parent sont des éléments décisifs pour le bien-être mental des mères. Dans une étude menée par l’IFOP en février 2026 ⁴, réalisée auprès d’environ 1000femmes âgées de 24 à 45 ans, 44% des femmes interrogées estiment se sentir «un peu soutenues moralement par le co-parent” et “pas vraiment soutenues» à 16%.

 

43% d’entre elles déclarent « ne pas se sentir accompagnées au quotidien dans la gestion de la vie familiale ». Un pourcentage qui dépend des revenus du foyer en question, puisque « 48% des mamans les plus pauvres ont le sentiment de ne pas être accompagnées » contre 26% des mamans issues de milieux plus aisés.

 

D’autres éléments de la vie quotidienne sont susceptibles d’affecter la santé mentale des mamans,notamment le difficile équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle, l’influence des réseaux sociaux sur l’estime de soi, le contexte actuel mêlant dérèglement climatique, baisse du pouvoir d’achat et actualité mondiale anxiogène. Les mères interrogées par l'IFOP estiment leur charge mentale à 7,4/10.  

 

  • Il est important d'obtenir un diagnostic chez votre médecin traitant qui vous indiquera les démarches à suivre afin d'être pris en charge correctement. Si vous souffrez du burn-out parental, trouvez du soutien auprès de votre famille, vos amis et des ressources extérieures. Pour sortir de l'isolement, il existe des groupes de parole composés d'autres parents concernés par le burn-out parental (adressez-vous à la mairie de votre lieu de vie pour obtenir des informations). 
  • Les lignes d'écoute suivantes son gratuites : Allô Parent-Bébé au 0 800 00 3456, Allô Parents en crise au 0 805 382 300, SOS Parentalité au 0 974 763 963.

Retrouvez sur Cortex.fr le récit du burn-out maternel de Céline, maman de 34 ans.

 

Sources :
Ophélie Barbier
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