Lorsque notre santé mentale commence à nous poser un problème, il y a trois étapes difficiles. La première reconnaître que l’on a besoin d’aide, faire la démarche pour trouver de l’aide et la dernière : Trouver un bon psy !
Pour la première et secondes étapes malheureusement Cortex Média à des moyens limités. Pour la troisième en revanche nous pouvons vraiment vous aider à voir clair dans le choix du professionnel qui vous accompagne. Qui est qui et qui fait quoi ? voici un article qui vous dit tout.
Psychiatre : que fait ce médecin spécialiste de la santé mentale ?
C'est le seul de la liste à être médecin. Il a fait des études de médecine, et c’est ensuite spécialisé en psychiatrie. Sa formation dure au total une dizaine d'années.
Le psychiatre est le seul à pouvoir poser un diagnostic médical, prescrire des médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques, régulateurs de l'humeur…), délivrer un arrêt de travail ou organiser une hospitalisation.
Cela ne l’empêche pas de proposer aussi un suivi par la parole où des thérapies cognitives et comportemental.
Côté remboursement, la consultation est prise en charge par l'Assurance maladie, comme chez n'importe quel médecin spécialiste. Il est conseillé de passer en premier par votre médecin traitant afin d’être mieux remboursé. Si vous avez entre 16 et 25 ans : dans ce cas, vous pouvez consulter un psychiatre directement.
À consulter si vous pensez avoir besoin d'un traitement, si vos symptômes sont intenses ou durent, ou si un trouble psychique a déjà été identifié (dépression sévère, trouble bipolaire, schizophrénie…).
Psychologue : quel est son rôle ?
Le psychologue n'est pas médecin et ne prescrit pas de médicaments. Il a suivi cinq ans d'études universitaires en psychologie (jusqu'au master), avec un stage professionnel. Son titre est protégé par la loi : personne ne peut se dire psychologue sans ce diplôme.
Il vous aide à comprendre ce que vous vivez, à mettre des mots dessus et à trouver des façons d'aller mieux, grâce à des entretiens et, selon sa formation, à différentes approches de thérapie.
Depuis 2022 avec le dispositif Mon soutien psy, vous pouvez consulter un psychologue conventionné sans ordonnance, dès 3 ans, avec une séance d'évaluation puis jusqu'à 11 séances de suivi, soit 12 séances remboursées par an. Le tarif est de 50 € la séance, remboursée à 60 % par l'Assurance maladie, le reste étant en général couvert par votre mutuelle. Le 1er octobre 2026, le tiers payant supprime l'avance de frais sur la part Assurance maladie. Attention quand même : tous les psychologues ne sont pas conventionnés, une partie de la profession ayant jugé le tarif de 50 € insuffisant.
À consulter si vous traversez une période difficile : stress, anxiété, deuil, rupture, perte de confiance, difficultés relationnelles…
Psychologue clinicien : quelle différence avec un psychologue ?
Ce n'est pas un métier à part : c'est un psychologue qui s'est spécialisé en psychologie clinique pendant son master. La psychologie clinique, c'est celle du soin : écouter, évaluer la souffrance psychique, accompagner, faire de la psychothérapie.
En pratique, la plupart des psychologues que vous rencontrerez en cabinet, à l'hôpital ou en centre médico-psychologique (CMP) sont des psychologues cliniciens. D'autres psychologues se sont spécialisés ailleurs : psychologie du travail, de l'éducation, sociale…
Retenez simplement : « clinicien », c'est la spécialité, pas un diplôme différent.
Neuropsychologue : quand faut-il le consulter ?
Lui aussi est psychologue, avec une spécialisation en neuropsychologie. Son terrain : les liens entre le cerveau et nos capacités mentales. La mémoire, l'attention, le langage, la concentration, la capacité à s'organiser ou à planifier.
Son outil principal, c'est le bilan neuropsychologique : une série de tests qui permet de repérer ce qui fonctionne bien et ce qui coince. Il intervient par exemple pour un trouble du neurodéveloppement (TDAH, personne avec un TSA, troubles « dys »), après un AVC ou un traumatisme crânien, ou en cas de suspicion de maladie neurodégénérative comme Alzheimer. Il peut ensuite proposer une rééducation ou des stratégies pour compenser les difficultés.
Côté remboursement, c'est souvent plus compliqué : en libéral, le bilan est en général à votre charge, sauf prise en charge par votre mutuelle. Pour les enfants chez qui on suspecte un trouble du neurodéveloppement, les plateformes de coordination et d'orientation (PCO) peuvent financer certains bilans.
À consulter si vous avez des difficultés de mémoire, d'attention ou d'organisation, ou si un diagnostic de trouble du neurodéveloppement est envisagé. Le plus souvent sur conseil d'un médecin.
Psychanalyste : quelle formation et quel rôle ?
C'est là que les choses deviennent plus complexes. Le titre de psychanalyste n'est pas protégé : il n'existe pas de diplôme d'État de psychanalyste. La personne s'est formée au sein d'une école ou d'une association de psychanalyse, et elle a elle-même suivi une longue analyse personnelle.
Un psychanalyste peut donc être psychiatre, psychologue… ou ni l'un ni l'autre. La psychanalyse est une méthode, née avec Freud, qui explore l'inconscient par la parole libre, souvent sur plusieurs années.
Côté remboursement, les séances ne sont pas prises en charge, sauf si le psychanalyste est aussi psychiatre et que vous le consultez dans ce cadre.
Psychothérapeute : que signifie réellement ce titre ?
Vous croiserez aussi ce titre. Depuis 2010, il est réglementé : il est réservé aux médecins, aux psychologues et aux professionnels ayant suivi une formation spécifique en psychopathologie, validée par l'État. Ce n'est pas le cas des « coachs », « praticiens en bien-être » ou autres titres libres, qui ne sont pas des professionnels de santé.
Par où commencer ?
Si vous ne savez pas vers qui aller, votre médecin traitant est une très bonne première porte : il connaît votre histoire et peut vous orienter. Vous pouvez aussi prendre directement rendez-vous chez un psychologue conventionné via Mon soutien psy, sans ordonnance.
Et si ça ne va vraiment pas, ne restez pas seul avec ça :
- 3114 : numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24h/24 et 7j/7, pour vous ou pour un proche qui vous inquiète
- 15 ou 112 en cas d'urgence
Demander de l'aide, ce n'est pas « faire une montagne de rien ». C'est prendre soin de soi, comme on le ferait pour une cheville foulée.



