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Aide à la Scolarité

Repère - PPS : le guide simple pour accompagner la scolarité d’un enfant en situation de handicap

Publié le
23.07.2026

Pour beaucoup de parents, le sigle PPS arrive au milieu d’un parcours déjà lourd : difficultés à l’école, rendez-vous médicaux, bilans, échanges avec les enseignants, démarches auprès de la MDPH. Pourtant, le projet personnalisé de scolarisation est un outil essentiel. Il permet d’écrire noir sur blanc ce dont un enfant a besoin pour suivre sa scolarité dans les meilleures conditions.

Le PPS, c’est quoi ?

Le PPS, ou projet personnalisé de scolarisation, est un document officiel qui organise le parcours scolaire d’un enfant ou d’un adolescent en situation de handicap. Il précise les aménagements nécessaires, les aides humaines ou matérielles, les adaptations pédagogiques et, si besoin, l’orientation scolaire.

En clair, le PPS est la feuille de route de l’école. Il ne sert pas seulement à dire qu’un enfant rencontre des difficultés. Il sert à définir les réponses concrètes à mettre en place pour lui permettre d’apprendre, de progresser et de participer à la vie scolaire.

Le Code de l’éducation indique que le PPS fait partie du plan de compensation du handicap. Il doit coordonner les modalités de scolarisation et les actions pédagogiques, éducatives, psychologiques, sociales, médicales ou paramédicales nécessaires aux besoins de l’élève.

Quels enfants peuvent en bénéficier ?

Le PPS concerne les élèves reconnus en situation de handicap lorsque leur scolarité nécessite des compensations ou des aménagements décidés par la CDAPH, la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées.

Cela peut concerner un enfant ayant un handicap moteur, sensoriel, psychique, cognitif ou intellectuel, un trouble du neurodéveloppement, une maladie invalidante ou plusieurs troubles associés.

Le point important n’est pas seulement le diagnostic. Ce qui compte, c’est l’impact du handicap sur la vie scolaire : apprentissages, concentration, communication, autonomie, fatigue, déplacements, examens, relations avec les autres élèves.

À ne pas confondre : le PPS n’est pas le seul dispositif existant. Un enfant peut parfois relever d’un PAP, d’un PAI ou d’un PPRE. Le PPS devient nécessaire lorsque les besoins relèvent d’une décision de la MDPH : aide humaine, matériel adapté, orientation spécifique, accompagnement médico-social ou aménagements importants.

Comment demander un PPS ?

La demande se fait auprès de la MDPH du département de résidence. Pour un enfant mineur, ce sont les parents ou les représentants légaux qui déposent le dossier. Pour un jeune majeur, la demande peut être faite par lui-même.

La démarche peut être faite en ligne si la MDPH locale le permet, ou par courrier avec le formulaire Cerfa 15692*01. Ce formulaire sert à demander ou renouveler des droits auprès de la MDPH. La démarche est gratuite.

Avant d’envoyer le dossier, il est utile de réunir tous les documents qui décrivent précisément la situation de l’enfant : certificat médical MDPH de moins de 12 mois, bilans médicaux ou paramédicaux, comptes rendus scolaires, observations de l’équipe éducative, GEVA-Sco, exemples de difficultés rencontrées en classe ou à la maison.

Le bon réflexe : ne pas se limiter au diagnostic. Il faut expliquer ce que l’enfant ne peut pas faire seul, ce qui l’épuise, ce qui bloque ses apprentissages, ce qui l’aide déjà et ce qui manque encore.

Que peut contenir le PPS ?

Le PPS peut prévoir plusieurs types de réponses :

une aide humaine, individuelle ou mutualisée ;
du matériel pédagogique adapté ;
des aménagements de scolarité ou d’emploi du temps ;
des adaptations pédagogiques ;
une orientation en classe ordinaire, en ULIS ou vers un établissement médico-social ;
l’intervention d’un Sessad ;
des aménagements pour les évaluations ou les examens.

La CDAPH peut notamment décider de l’orientation, de l’attribution d’une aide humaine, du matériel pédagogique adapté ou de mesures de compensation favorisant la scolarité.

Une fois le PPS décidé, il est transmis aux parents, au directeur d’école ou au chef d’établissement, ainsi qu’à l’enseignant référent. Le directeur ou le chef d’établissement est responsable de sa mise en œuvre au quotidien. L’enseignant référent, lui, assure le suivi du parcours et fait le lien entre la famille, l’école et la MDPH.

Que faire si le PPS n’est pas appliqué ?

Premier réflexe : écrire. Les échanges oraux sont utiles, mais les courriels laissent une trace. Il faut contacter l’enseignant référent, le directeur d’école ou le chef d’établissement, rappeler la notification MDPH et demander une réunion de l’équipe de suivi de scolarisation.

Cette équipe doit faciliter la mise en œuvre du PPS et l’évaluer au moins une fois par an. Elle peut aussi être réunie si la situation de l’enfant évolue ou si les aménagements prévus ne sont pas réellement appliqués.

Si le problème concerne une absence d’AESH, un matériel non fourni ou des aménagements non respectés, il faut décrire précisément ce qui manque : date, situation, conséquence pour l’enfant. Plus les éléments sont concrets, plus il est possible d’agir.

Les parents peuvent aussi contacter la cellule École inclusive au 0 805 805 110. Ce numéro vert permet de joindre, selon la situation, la cellule départementale ou la cellule nationale Aide Handicap École.

Et si la MDPH refuse ou ne répond pas ?

La CDAPH dispose en principe d’un délai de 4 mois pour rendre sa décision. L’absence de réponse au-delà de ce délai vaut rejet implicite.

En cas de refus, les parents peuvent déposer un RAPO, c’est-à-dire un recours administratif préalable obligatoire, auprès de la MDPH. Ce recours doit être fait dans les 2 mois suivant la décision contestée. Si le recours est rejeté, ou si la MDPH ne répond pas pendant plus de 2 mois, un recours devant le tribunal judiciaire peut ensuite être engagé dans un nouveau délai de 2 mois.

Le plus important est de ne pas rester seul. Un PPS se construit avec des preuves, des écrits et des interlocuteurs identifiés. Pour les parents, l’objectif n’est pas de « gagner contre l’école », mais d’obtenir un cadre clair pour que l’enfant puisse apprendre, progresser et être accueilli dans des conditions adaptées à ses besoins.

Cortex Média
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