C’est un petit livre. La couverture est mystérieuse, très bien illustrée, comme toujours chez son éditeur. C’est un petit livre, 150 pages environ, mais quelle force !
Elliot Ackerman est un auteur atypique. Membre des forces spéciales, il fait partie de cette génération de soldats présents sur les théâtres d’opérations après le 11 septembre 2001. Irak, Afghanistan : il reçoit notamment la Purple Heart et la Silver Star, deux prestigieuses décorations militaires américaines.
Mais Elliot Ackerman n’est pas qu’un soldat. Il manie la plume avec brio et sait puiser dans son expérience, un vécu qui transpire à chaque mot.
Avec l’œuvre qu’Elliot Ackerman est en train de construire, il s’inscrit dans la tradition des soldats-écrivains. Chaque guerre a produit son lot d’auteurs qui ont puisé dans cette expérience indescriptible pour nourrir une œuvre littéraire. Aux États-Unis, le grand J. D. Salinger, auteur de « L’Attrape-cœurs », a participé au débarquement de Normandie en 1944. En France, Louis-Ferdinand Céline, Blaise Cendrars ou encore Guillaume Apollinaire ont tous servi sous les drapeaux.
Dans « En attendant Eden », l’auteur nous raconte l’histoire d’une femme et de son mari. Lui est dans le coma. Il ne peut plus parler, à peine bouger. Il a sauté sur une mine. Le roman nous donne accès à l’intériorité de ce corps vivant, mais tellement éteint.
C’est un roman sur l’amour et sur une vie qui s’éteint. En découvrant ces vies gâchées et ces esprits torturés, Elliot Ackerman nous interroge sur la folie des hommes.
« En attendant Eden » est un roman plein d’humanité et d’émotion. Un roman qui, par la mort, nous interroge sur la vie. Un roman humaniste écrit par un auteur puissant.
Synopsis
Tous les jours, Mary est auprès de son époux, à l’hôpital. Tous les jours depuis trois ans, après son retour d’Irak. Eden est inconscient et ses blessures ne guériront pas. Personne ne sait plus comment l’appeler, sauf elle : c’est son mari, et il est toujours en vie.
Leur fille, qu’Eden n’a pas eu le temps de connaître, grandit dans cet hôpital où Mary attend avec patience et détermination un changement.
Un jour, en son absence, Eden semble trouver un moyen de reprendre contact avec le monde extérieur. Dès lors, c’est Mary seule qui aura la responsabilité d’interpréter ces signaux et de prendre des décisions, ramenée



