Santé physique et mentale, conditions d’exposition à la chaleur, mesures individuelles de protection : Santé publique France a annoncé lundi qu'une enquête dans l'Hexagone, CaniculePrev, a été lancée pour mesurer comment les Français font face aux impacts des canicules dans l'Hexagone.
Cette enquête auprès d’un échantillon de 2.000 résidents de métropole de 18 ans et plus, via un questionnaire auto-administré en ligne du 29 juillet jusqu'à cette fin de semaine, vise à mesurer "comment les individus perçoivent, réagissent et s’adaptent à ces phénomènes climatiques extrêmes, afin notamment d’adapter les mesures de prévention", selon l'agence.
Les premiers résultats sont attendus en octobre. "Les résultats définitifs devraient être disponibles d’ici à la fin de l’année", précise SpF à l'AFP.
Cela permettra de mesurer les impacts des fortes chaleurs sur la santé physique et mentale, avant tout recours aux soins d’urgence, et de croiser ces impacts avec des déterminants clés, comme les conditions d’exposition aux fortes chaleurs, la vulnérabilité individuelle à la chaleur ou les caractéristiques sociodémographiques, détaille SpF dans un communiqué.
L'enquête inclut, entre autres, des questions concernant les conditions de logement, selon l'agence.
L'objectif est également d’évaluer les comportements de prévention pendant ces épisodes, ajoute l'agence, "du maintien d’une température confortable dans le logement, du rafraîchissement corporel ou encore de l’hydratation".
Les résultats, qui s'ajouteront aux indicateurs d'impact de la chaleur à partir des soins d’urgence, permettront "d’éclairer les politiques de santé publique et d’affiner les messages de prévention afin de mieux protéger les populations, en particulier les plus vulnérables", selon son communiqué.
Et, "dans un contexte où les épisodes de canicule se multiplient, cette enquête a vocation à être renouvelée chaque année pour suivre les évolutions en termes d’impacts sanitaires perçus et les comportements individuels adoptés pour s’adapter et se protéger", affirme Santé publique France.
Outre des effets directs et rapides, la forte chaleur peut provoquer des atteintes cardiovasculaires, respiratoires, rénales ou encore psychiatriques, avec un impact pouvant perdurer dans les 3 à 10 jours post-exposition. Les effets sanitaires ne se limitent pas aux seules canicules, une surmortalité étant généralement observée dès que la température quotidienne moyenne dépasse 25°C.
Et les expositions répétées des périodes de canicule rapprochées peuvent accroître la vulnérabilité des populations, en particulier les plus fragiles.
Sous l'effet du changement climatique provoqué par les activités humaines, les canicules deviennent plus fréquentes, plus précoces et plus intenses, a rappelé Météo-France mardi, en annonçant que le mois de juillet était le plus chaud et l'un des plus secs jamais enregistrés en France depuis le début des mesures en 1900.
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