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Sport et maladie, un duo gagnant

Dernière mise à jour : 12 juil.

Le sport, ou plus justement l’activité physique et sportive, est un enjeu majeur de santé publique. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a réalisé en 2008 une expertise collective en reprenant les résultats de

plusieurs milliers d’articles scientifiques publiés à l’échelle mondiale. Cette évaluation n’a fait que confirmer que « le sport est bon pour la santé et le

bien-être ». Voici donc un article sur le thème sport et maladie.



Sur un chemin de camapgne Armand Thoinet pousse sa draisienne.

Madame Sophie Martinon, directrice adjointe de l’ARS Île-de-France, rappelle,

lors des Olympiades de l‘autisme organisées à la maison de l’autisme le 3 avril

2024 que : « Les bienfaits du sport sont les mêmes pour tous, que l’on soit

porteur d’un handicap ou pas. C’est à la fois un bien-être physique et un impact

sur la santé mentale ».


Cependant, réduire cette pratique aux personnes atteintes d’un handicap

physique ou mental est un tort. Durant trop d’années, les médecins conseillaient

fortement à leurs patients ayant une pathologie chronique de stopper toutes

activités physiques et sportives. Il fallait protéger les muscles déjà fragilisés et ne

pas surajouter de la fatigue à celle induite par la pathologie.


Pour rappel, « les maladies chroniques sont des affections non transmissibles

de longue durée, parfois permanentes, qui évoluent avec le temps. Selon

l’OMS, elles sont la première cause de mortalité mondiale et en Europe elles «

concourent à près de 86 % des décès (…) et pèsent de plus en plus lourdement

sur les systèmes de santé, le développement économique et le bien-être d’une

grande partie de la population, en particulier chez les personnes âgées de 50 ans

et plus ». (source Inserm)


Aujourd’hui, on assiste à un véritable changement de paradigme. En tenant

compte des recommandations de pratiques et des complications liées à la

pathologie, l’activité physique ne l’aggrave pas.


Une activité physique en étant adaptée a des bienfaits sur les personnes ayant des

maladies chroniques (Sclérose en Plaques, Diabète, cancer, Parkinson, Alzheimer

…), des pathologies psychologiques (addictions, troubles alimentaires…), sans

oublier les personnes vieillissantes.


Qu’apporte donc l’activité physique chez ces personnes ?


Elle réduit le risque de développer des problèmes de santé liés au surpoids

(diabète de type 2, maladies cardiaques, hypertension artérielle, ostéoporose…).

La dépression étant fréquente chez ces personnes, elle permet d’améliorer

l’humeur, diminuer l’anxiété et combattre les sentiments négatifs. Elle permet

également de gagner en autonomie ou de la maintenir.

L’isolement est fréquent chez les personnes en situation de handicap et/ou ayant

une maladie chronique. Le fait de pratiquer une activité physique et sportive

permet de créer des liens avec d’autres personnes.

L’exercice physique permet de mieux gérer les douleurs chroniques en réduisant

l’inflammation et en augmentant la productions neurotransmetteurs analgésiques.

Pour conclure, l’Activité Sportive Adaptée a une perspective thérapeutique,

éducative et préventive. L’adaptation et la personnalisation de la pratique

physique en fait sa force.


Le 12 juillet à 20h, Cortex Média met en ligne le film "Je n'avance pas comme tout le monde" qui raconte l'aventure de Armand Thoinet, jeune aventurier atteint d'une maladie chronique.

Un exemple que le sport et la maladie sont compatibles.

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